Akilia

 


Mario Rovira, grande promesse de la viticulture espagnole.

Jeune et entreprenant sont deux adjectifs qui décrivent à la perfection Mario Rovira, jeune œnologue infatigable et l’une des grandes promesses de la viticulture espagnole d’aujourd’hui. Mario déploie également son talent dans des territoires aussi différents que Bierzo (Nord Ouest) Jerez (Andalousie) ou Alella (Catalogne). 

Apprenons-en davantage sur Mario et ses projets intéressants qui font beaucoup parler d’eux.

Après des études d'ingénieur agronome, Mario s'est spécialisé en œnologie à l'université Rovira Virgili de Tarragone.

Il poursuit sa formation à Sancerre, puis en Nouvelle-Zélande, et également en Californie.

En 2009 il a l’opportunité de travailler directement pour Jean Claude Berrouet au Château Lafleur-Petrus, à Pomerol.

Cette riche expérience lui a appris l’essentiel, selon lui, du travail du vigneron : la rigueur, le respect et l’humilité. C’est là également qu’il dit avoir appris l'un des aspects les plus importants de son style de vinification : l'équilibre.

En 2010, il rentre en Espagne. Il a 27 ans et est très impatient de lancer son propre projet. Il cherchait à faire quelque chose de très personnel basé sur les anciens vignobles, la récupération de cépages autochtones, les zones montagneuses, l’altitude, les pentes et les sols. C’est à Bierzo, au Nord-ouest (province de Léon) qu’il a trouvé ce qu’il cherchait. Il a démarré son projet en louant 3 parcelles de vieilles vignes de 70 ans, qu’il travaille en bio, avec une viticulture très peu interventionniste. De là est née sa production de Akilia (en référence aux aigles qui survolent les Monts Aquilianos où sont situées ses vignes). Il y a aujourd’hui acheté plusieurs parcelles sélectionnées avec soin et possède 4,5 hectares, à une altitude de 750 à 850 mètres, plantés de vieilles vignes (allant jusqu’à 118 ans!) dans la zone fraîche de San Lorenzo, à Bierzo.

Le cépage rouge emblématique de la zone est le Mencia, variété autochtone du Nord-ouest. À partir d’une même variété, Mario trouve intéressant et « amusant » de produire des vins totalement différents, en fonction des pentes et orientations de chaque parcelle : des vins jeunes, électriques et tendus, mais aussi des vins plus intenses et de garde. Avec toujours, comme fil conducteur, la fraîcheur et l’élégance, ce à quoi il tend en sélectionnant précisément la bonne date de récolte pour éviter toute sur-maturation des raisins, en gardant un fruit bien épicé mais peu compoté.

En blanc, il travaille de vieilles vignes de Palomino, et produit des vins frais, minéraux et équilibrés.

La reconnaissance de ses pairs est arrivée très rapidement, car Mario Rovira a fait sensation parmi les dégustateurs de la prestigieuse publication « The Wine Advocate » de Parker.

En 2014, après Akilia, il se lance dans un second projet, à Jerez, en collaboration avec Delgado Zuleta (cave historique de la région !), où ils décident de travailler ensemble le Palomino. Un seul vin, le Tosca, mais en 3 évolutions d’intensité différentes.

En 2017, toujours à la recherche de récupération d’anciens vignobles, il achète avec son épouse 3 hectares de vignes face à la mer en Catalogne, à Alella. dans le parc naturel de la Serralada de Marina.

« J’avais hâte de faire quelque chose dans mon pays en essayant d’exprimer une Méditerranée plus fraîche et moins alcoolisée. En 2017, nous avons donc commencé la taille et, en 2018, nous avons réalisé notre première récolte. Produire du vin à Alella, avec une maturation aussi rapide et la proximité de la mer, est un véritable défi. Pour les trois vins que nous élaborons à Alella, nous essayons de miser sur le sol granitique (sauló) et la salinité de la mer. Mais nous finissons toujours par devoir nous dépêcher pour que les coups de chaleur du mois d’août ne nous fassent pas perdre de l’acidité des raisins. ».

Voici ce que Mario Rovira nous dit de lui-même: 

« Je suis une personne un peu timide et réservée et le vin est pour moi une manière de m’exprimer, de communiquer, une manière de se rapporter à l’environnement et d’interpréter à travers une bouteille ce que je vois et ressens dans le vignoble tout au long de l’année… Cette passion me permet de traverser diverses épreuves telles que le gel, les pierres ou les maladies, comme celles que nous avons vécues ces dernières années. C’est tout un art, une culture et, bien entendu, une entreprise. D’ailleurs, par rapport à ce dernier point, grâce à la conscientisation sociale et à la didactique, nous essayons, en tant que petit producteur, de faire prendre conscience aux gens du coût que représente à l’heure actuelle des petits projets familiaux comme le nôtre ».

En conclusion, un petit producteur audacieux et passionné, qui travaille sa terre avec respect et en bio, avec un savoir-faire extraordinaire et plein de fougue, c’est donc bien une pépite que je vous propose ici !

Profitez-en car chaque cuvée est produite en quantité très limitée !